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vendredi 24 juin 2011

Brothers & Sisters : Every teardrop is a waterfall



Je m'intéresserai principalement à la quatrième saison.  
(article empli de spoilers pour ceux qui ne l'ont pas vue ! )

http://i1.cdnds.net/10/06/M/tv_brothers_and_sisters_logo.jpg
Après ma première chronique sur la série ici, je m'attaque à la quatrième saison, probablement la plus poignante. La palette des thèmes abordés est étonnante : le coming-out avec Kevin qui découvre à 14 ans son homosexualité, le cancer avec Kitty, la fausse couche avec Rebecca, très bien gérée, la vieillesse (Alzheimer) avec la mère de Norah, les grossesses après 40 ans suggérées un épisode avec Sarah,  la crise identitaire de la quarantaine avec Kevin et Robert qui se cherchent professionnellement,  le SIDA avec Saul...



Mais commençons par parler de Robert que j'avais mis de côté la dernière fois, cette fois, cela s'impose.... Il est lié à Kitty par sa passion pour la politique, son ambition, son caractère fougueux, c'est pourquoi leur relation dans un premier temps de l'ordre du coup de foudre devait s'égarer dans le conflit pour mieux renaître. La maladie de Kitty en sera l'élément déclencheur et laissera apparaître un personnage plus drôle et serein, il se rapprochera de Norah avec qui il partageait une relation complexe. En effet cet électron libre ne correspond pas à sa vision de la famille, il rappelle le passé de Kitty à New York, lorsqu'elle avait pris ses distances, comme le fera Tommy bien plus tard. Il semble qu'il faille toujours un outsider, un frère ou une sœur qui prenne du recul et puisse en revenant apporter un regard nouveau sur la famille Walker (je pense déjà à Justin lors de la saison 5 mais c'est une autre histoire...)

Kitty...est-il vraiment nécessaire de parler de son cancer ? Les objets dramatiques sont décidément très nombreux dans cette saison. Sa peur, son silence car si les Walker parlent beaucoup ils savent dissimuler leurs souffrances. Pas à pas on découvre sa chimiothérapie, les choix qu'elle devra faire, sa volonté de contrôler son destin, l'idée de la mort rarement explicité mais planant toujours dans son regard. Cette intrigue a bâti une bonne partie de la saison, l'inscrivant parmi les plus émouvantes de celles qu'il m'ait été donné de voir !

La dernière fois, je ne me suis pas intéressée aux enfants de Sarah, pourtant ils croisent eux-aussi notre chemin....Paige pressent toujours les malheurs, au début de la série elle assiste à la mort de son grand-père, elle découvre ensuite la maladie de Kitty alors qu'on voulait lui cacher. Cette maturité lui permet d'accepter les situations qu'elle ne maîtrise pas, du divorce de ses parents lors de la saison 1 à l'arrivée de Luc. Paige est une enfant très stable qui grandit et chemine vers l'adolescence, en revanche son frère plus jeune et agité aura une réaction différente à l'arrivée de Luc, c'était prévisible, de façon peu originale la série montre d'abord l'excitation du jeune garçon pour ce Frenchie super cool qui débarque, tel un copain de jeux puis son agressivité quand le peintre s'installe à la maison, prend la place de l'homme et comme Sarah, instaure des règles. On approfondit donc le thème des familles recomposées puisque Luc et Cooper construisent leur propre relation. Mais le plus important dans cette histoire reste pour moi le passage d'une relation idéalisée, à une réalité concrète. Le coup de foudre survenu en France s'éloigne pour ne demeurer qu'un lointain souvenir. On remarque au passage les beaux clichés de la France, les femmes enceintes boivent du vin, on aime le fromage, les omelettes, etc. Il faudra se confronter au quotidien, aux détails auxquels on n'avait pas pensé, à divers désaccords pour que le couple tienne le coup, c'est une évolution très intéressante. Quelques épisodes plus tôt, Sarah avait d'ailleurs dû choisir entre l'amour ou la raison, la sécurité ou la passion. Essayer de se convaincre qu'elle aimait ce sage père divorcé fut un échec. (oserais-je un lieu commun mais criant de vérité : l'amour a ses raisons, que la raison...)

Après l'adoption pour Kitty, est venu le tour de Scotty et Kevin (je parle souvent de Kevin en premier étant un Walker alors pour rétablir l'équilibre je place Scotty devant, eh oui c'est qu'on l'aime aussi notre Scotty !) Il s'agira cette-fois d'une mère porteuse, avec tous les problèmes techniques, s'y rapportant, la loi, la conception, la réaction psychologique des personnages... Kevin était le plus motivé des deux, son compagnon ayant encore quelques craintes, la situation s'inverse en fin de saison... Quoi qu'il en soit, le couple demeure le plus solide de la série, les personnages s'aiment et son complémentaires. What else ?

Justin et Rebecca quant à eux sont vraiment semblables, ils dissimulent leurs émotions, préfèrent les gérer seuls. Elle avec sa fausse-couche, lui avec son camarade mort en Afghanistan. Rebecca finit par vouloir aller de l'avant, se projeter dans le futur en achetant une maison, c'est sa réaction, Justin songe à reprendre du service chez les militaires, il veut appartenir à un groupe, sentir cette émulation, se sentir nécessaire à une cause.

Parallèlement nous avons cet appel que ressent aussi Robert : servir une cause qui nous dépasse, qui nous est supérieure. Robert l'ambitieux accepte donc cette mystérieuse mission alors qu'il l'avait refusée dans un premier temps. Lui qui semblait désœuvré... il ne pouvait vivre en père au foyer plus longtemps, on ne reconnaissait d'ailleurs pas vraiment ce nouveau Robert, comme si l'appel du destin était inéluctable. (ce que le dernier épisode confirmera hélas) Cette perte de projet, de motivation habite aussi Kevin. Ah Kevin, je ne pensais pas que ce serait possible mais je l'aime encore plus avec cette saison 4. Cette tête de cocker triste peut lui donner parfois un aspect comique mais le personnage reste un  des plus bouleversants de la série. Le double épisode mériterait d'ailleurs une page spéciale.  J'ai adoré cette immersion dans les 80's sur fond de Cindy Lauper (Time after time), ce regard de Kevin quand il comprend qu'il est au cœur du chantage, ce déchirement intérieur, cette culpabilité sont inoubliables. Le fait qu' un évènement dont on ignorait l'existence mais qui était présent depuis le commencement puisse remettre toute une vie en cause et vous faire perdre tout repère est une idée percutante. Quant aux souvenirs de chaque Walker  refaisant surface façon Cold Case... bouleversant. (pas de fausse note dans la mise en scène qui utilise avec justesse un très bon casting. On croît à ces Walker des années 80,  chapeau pour le choix du jeune Tommy...) On n'avait jamais parlé du coming-out de Kevin mais son adolescence difficile a été subtilement évoquée durant toute la saison par ses propres remarques, il avait peu d'amis...En y repensant a posteriori on trouve l'intrigue construite avec une certaine progression mais sur le moment, l'effet de surprise était déchirant.


Mais cette saison, l'on pourrait également décerner la palme d'or à Norah. On la trouve à la fois forte et vulnérable, elle veut protéger ses enfants, elle n'est pas parfaite, a fait des erreurs. Elle est totalement démunie face à des évènements qu'elle ne contrôle pas et qui peuvent détruire ses enfants, Tommy d'abord, ensuite Kitty ensuite Kevin et de nouveau Justin, tiens ça faisait longtemps, cet ami mort tombe à merveille. (mais mince, ils veulent nous faire mourir de tristesse les scénaristes avec cette saison...) Elle se recentre donc totalement sur ses enfants à partir des problèmes d'Ojai Food mais elle a souffert de sa liaison avec ce médecin douteux, il la trompait... Alors qu'elle possède tant d'expérience et de lucidité sur la vie, qu'elle a l'habitude de la trahison, elle s'est laissée allée au piège de l'amour... Elle a eu le courage de se lancer dans une aventure, de laisser tomber les protections qu'elles avaient bâties, c'est avec brio qu'elle se remet de cette épreuve. Norah, je t'admire !

La  saison 4,  c'est le turning point pour les Walker, c'est la saison qui nous rappelle que tout change. Cette évolution, si on la pense sans cesse, si on en parle et l'imagine, on ne parvient pas toujours à l'enclencher, il faut attendre le bon moment. Et après des mois ou des années d'attente, des éléments extérieurs viennent bousculer notre vie, ils nous poussent dans nos retranchements, nous obligent à vaincre nos peurs, à nous remettre en question et enfin, tout change. Alors c'est irréversible, plus de retour en arrière possible, on se dirige droit vers le futur. Le futur, celui que Norah et Holly contemple à Narrow Lake. (astucieux cet anagramme) Parmi les changements majeurs on a les adieux à Ojai food qui touchent principalement Saul et Sarah.

Parlons du premier que j'avais laissé le personnage dans l'ombre lors de ma première chronique. Il en blague d'ailleurs, selon lui il est le seul homo sorti du placard qui risque d'y retourner ! Il n'est pas au cœur de la famille, il gravite autour mais est toujours fidèle au poste. Sa solitude lui pèse, son amertume se ressent souvent. Les autres Walker sont assez égoïstes face à lui, seule sa relation avec Kevin et Scotty est vraiment désintéressée et épanouissante. On ignore tout de sa vie privée, on la suppose inexistante en raison de son travail et de son investissement pour les Walker... La question du SIDA le place au devant de la scène, est-il séropositif ? Peut-être, peut-être pas... après un doute, je me suis finalement laissée guider par les scénaristes,
et surprendre par le retournement de situation final. Je suis désormais certaine de ne pas être cardiaque, merci aux Walker !

Sarah, jeune a fait peu d'erreurs,  a brillamment réussi sa carrière, ses études... Sa confrontation à l'échec est depuis le début de la série un élément fascinant.  Je me souviendrai toujours de ce passage chez le psychologue où elle parle de son divorce avec Joe, ici l'échec est la vente d'Ojai. Elle n'en a pas l'habitude, elle en est profondément blessée, c'est si dur de tourner une page de tout recommencer pas à pas, de tout reconstruire et de simplement revenir aux premières étapes d'un projet, l'amour, le travail peu importe...c'est toujours désorientant, c'est le vent du changement qui tantôt nous exalte, tantôt nous effraie. Ce n'est pas mon personnage préféré mais je l'avoue, la voir pleurer m'émeut toujours au plus haut point.

William, on est obligé d'en parler. William, cette ombre qui se meut dans le dos des Walker depuis 4 saisons ! On le déteste encore et encore mais on hésite : aimait-il sa femme ? Avec la découverte des plans d'une maison qu'il destinait à Norah, on en est désormais convaincu, c'est la force de la série. Ce sale type ne sera pas diabolisé, ce serait trop simple. Nous voici encore  devant la complexité de la vie, celle à laquelle on est confronté tous les jours. William et Norah...quelle énigme. On ne peut vraiment la comprendre, il faut accepter ce mystère. Il fréquentait d'autres femmes,  était malhonnête,  a pris des mauvaises décisions mais possédait un charisme indéniable mais surtout il aimait sa famille avec sincérité. (rappelons-nous de ce grand-père et sa petite-fille assis au bord d'une piscine...)La série nous rappelle donc l'étonnante complexité du genre humain.

On parle souvent des personnages mais peu d'Ojai, pourtant tout s'y est passé, c'était le centre de B&S, l'architecture de la série. C'est comme si William vivait encore par l'entreprise. Kevin a rencontré Scotty quand il y travaillait. Saul, l'électron libre qu'on oublie trop souvent (au milieu de toute cette agitation Walkerienne, on le perd de vue ce que est fort dommage.) Les problèmes d'Ojai auraient pu selon moi être mis de côté durant certains épisodes à son profit, son coming-out avait été par exemple bien géré. Je me souviens d'une réflexion qu'il avait faite à Kevin , disant qu'à son époque être homosexuel était moins facile, l'accident d'Aaron montre que ce n'est pas le cas.

Ce qui est merveilleux avec Narrow Lake c'est que l'entreprise, la partie magouille de William disparaît mais la renaissance se fait pas l'anagramme de Norah, par la part d'amour qu'il lui portait. Cette image de l'eau jaillissant du sol est remarquable, une véritable renaissance, on nous y fait croire en plus et Saul paraît sincère mais l'épisode suivant bouleverse toutes nos théories. B&S la série qui remet toujours tout en question, toutes nos théories sur la vie.


Nous pourrions également consacrer un article entier à l'épisode d'adieux à Ojai. (pour cela je vous invite à consulter certains blogs où vous trouverez, des reviews très soignées des épisodes, trois points de vue différents d'amoureux de B&S : Critik en séries, Des news en séries et Judging series) Les dernières minutes sont mémorables,  le silence est tellement rare dans la série qu'il en devient encore plus précieux. Le magnifique air irlandais chanté par Scotty parachève cet instant unique. La tension palpable est celle des moments qu'on ne peut commenter...



C'était presque un final season, mais pas seulement. Ce sera tout pour aujourd'hui. Lights out.

A bientôt pour nos dernières aventures avec B&S.


P-S Pourquoi Every teardrop is a waterfall ? Quand j'ai commencé cet article, il y a plusieurs semaines, Coldplay a sorti le premier single de son nouvel album et j'ai trouvé que le titre correspondait bien à la série...

jeudi 26 mai 2011

The Tree of life, ode à la vie

Cette fois, pas d'analyse ni vraiment de critique, juste un retour en douceur sur le blog, un retour en douceur sur... un film ? Peut-on dire que c'est un film ? Oui, peut-on qualifier The Tree of life de film ? Peut-on seulement le qualifier ?

Les avis divergent à propos de cet ovni cinématographique, le seul élément dont on peut être sûr c'est qu'il ne laisse pas indifférent, on aime ou on déteste mais difficile de ne pas être marqué par lui.

http://www.enzian.org/images/uploads/tree_of_life_pitt.jpg


Ce film est démesuré par son ambition, sa longueur, c'est du Terrence Malick ! Il est donc très difficile d'en parler de le commenter, d'autant plus que le scénario est décousu et ce n'est pas un hasard, ce point ne peut donc pas être retenu contre le film. Il s'agit de la vie que le réalisateur a tenté de capter, la vie dans son ensemble, celle qui nous dépasse, celle qu'on ne comprend pas. Inutile donc de vouloir comprendre le film parce que la vie elle-même est une énigme. On rejoint la dimension spirtuelle ou théologique de l’œuvre, toutes ces questions sans réponse à Dieu.

"Where were you ?" est récurrent, prononcé par plusieurs personnages. "Where were you ?" La religion ne peut exister sans cette question précise et Terrence Malick l'a compris.

En fait pour parler de ce film on peut se pencher sur tout ce qu'on ne comprend pas dans la vie, dans ce Tree of life.

La relation entre Jack et on père se veut terriblement problématique, ils s'aiment mais se déchirent, finalement ils se ressemblent. Le personnage de Brad Pitt est parfois violent ou détestable mais d'une complexité étonnante. Bref, il ne peut que vous rendre perplexe.

Il correspond à la nature, tandis que sa femme est la grâce. La dichotomie est fixée dès le début du film.

"There are two ways through life: the way of nature, and the way of Grace. You have to choose which one you'll follow."

Mr O'Brien regrettera son choix en perdant son travail, ses illusions. Tous ses choix avaient été motivés par cette certitude : ils étaient nécessaires. Il faut se battre pour obtenir ce que l'on veut, ne jamais renoncer... Quand il réalise que ça ne suffit pas toujours, son univers entier s'effondre. Puisque sa théorie n'est plus valable il ne peut plus vivre de la même façon. Si le film repose sur l'énigme de la vie, une réponse nous est tout de même donnée en écho à ses réflexions : le seul moyen de vivre est d'aimer. C'est la morale du film. Nous en tant qu'être minuscules ne pouvons rien maîtriser, comme le montre les images grandioses de l'infiniment grand à l'infiniment petit. Comment comprendre un univers qui nous dépassé mais dont nous faisons pourtant partie ?


Certains peuvent penser que le film, où il est difficile de suivre le scénario et où les paysages prennent une grande part n'est qu'une succession de tableaux magnifiques, que ce n'est pas du cinéma. Mais ces tableaux sont portés par un mouvement perpétuel, celui de la vie, rien n'est jamais fixe dans The Tree of life, le spectateur est emporté dans les flots de la vie avec le vent, la mer, la rivière, la caméra qui glisse rapidement, s'agite, les personnages qui marchent souvent, courent, les volcans qui entrent en éruption, les cellules microscopiques... Tout n'est que mouvement dans The Tree of life, or le cinéma c'est du mouvement, par étymologie (en grec kínêma = mouvement). La Moldau de Bedrich Smetana est donc particulièrement bien choisi parmi la BO du film, le compositeur ayant voulu donner l'impression que l'on suivait le cours d'une rivière. (et on note que la BO originale est composée par Alexandre Desplat, non ce n'est pas négligeable ! )

Si le film peut paraître lent, si l'on se demande à plusieurs reprises si la fin est proche, ce n'est qu'à cause de notre regard qui, habitudé à la vitesse perd ses capacités de contemplation. Avec The Tree of life, il ne faut aucune attente particulière, il ne faut pas essayer de tout comprendre mais juste se laisser immerger dans le courant du film, juste se laisser porter par la rivière et accepter les images sublimes qui se révèlent à nos yeux.

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Le thème de l'arbre revient souvent, on ne l'oublie jamais. On peut penser par moments que l'on s'égare, mais pourtant on y revient toujours, je pense que tout est bien mieux maîtrisé qu'on ne peut l'imaginer. En fait The Tree of life est une sorte d'odyssée de la vie, une oeuvre monumentale, parfois incompréhensible, est-ce de la folie, du génie (je pense à l'apparition d'un dinosaure, je pense à la fin sur la plage, où l'on insiste davantage encore sur l'aspect spirituel, à la fin qui s'éternise), de l'excès ? Oui, c'est tout à la fois, c'est enivrant, c'est puissant, mystérieux, ça laisse perplexe, c'est étrange, inédit, percutant, virevoltant comme la vie et la mort mais surtout très poétique. Ce film est au cinéma ce que la poésie est à la littérature, The Tree of life est une ode à la vie mais le plus étrange est encore son réalisme. Cela peut venir des plans, de la mise en scène, des acteurs, du scénario qui nous immerge dans les souvenirs d'une famille, les souvenirs sont aléatoires et puissants, Proust en avait une conscience aigüe. Avec cette famille, on sourit, on pleure, on est mal à l'aise mais le film est tellement atypique, il nous surprend tellement qu'on ne sent pas son caractère fictionnel, juste un réalisme exacerbé doté d'une sensibilté étonnante devant la nature et la vie. Rien ne le résumera jamais mieux que le titre :


The Tree of life

Et si vous n'avez pas été sensible à la vue de ce petit peton, alors vous avez un cœur de pierre !